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vendredi 3 mai 2013

THE JIM JONES REVUE ~ La Cigale. Paris.








THE SAVAGE HEART TOUR 2012/13
Support Act : MAGNETIX
 

Ce qu’en a pensé Émilie : 


« Je pensais rejoindre Vincent à la Cigale ce soir-là, pour un confortable premier rang à l’étage, et faire ainsi mon premier concert de Jim Jones Revue assise, après cinq autres passés à danser (enfin, à remuer !). Mais Vincent n’est finalement pas là et de surcroît le premier étage n’est pas ouvert, on ne passe pas si facilement de deux Maroquineries à la Cigale apparemment. Mais la salle est quand même bien remplie en bas. Les quelques places assises du fond ne me font pas envie et je me place sur la droite, en hauteur. Certes, je suis toute seule et l’attente va être longue, mais je vais pouvoir remuer tout en ayant une bonne vue sur la scène.

La soirée commence par le duo bordelais Magnetix. Stéphane, à la guitare, et Agnès, à la batterie, forment un couple dans la vie. Sur scène, malgré la formule choisie, on ne se rapproche pas beaucoup des White Stripes : c’est plus punk, rentre-dedans. Dire que Stéphane chante serait exagéré, on optera plutôt pour « il s’égosille dans le micro ». Mais j’aime le punk, et on sent, malgré le côté foutraque, que le groupe a de la bouteille. Déjà que les bonnes premières parties sont rares, lorsqu’elles sont de nationalité française, le pourcentage de chance de tomber sur un bon groupe baisse encore. Je m’excuse du « racisme » sous-jacent dans ma phrase, simple expérience personnelle sur une centaine de concerts. La langue de Molière ne sied guère au rock, c’est un fait, mais Magnetix s’en sort avec les honneurs… et pas mal de textes en anglais. Dont cet original I Drink (But My guitar Doesn‘t). Le groupe a aussi la chance de coller à peu près au style de la troupe de Jim Jones, et avec les fans des Anglais, il y a plutôt intérêt (j’ai encore le souvenir des pauvres Joe Gideon & The Shark à la Maro). Un moment sympathique donc, avant les stars du jour.

Les cinq membres de The Jim Jones Revue attaquent ce soir sur Where Da Money Go ?, et il apparaît vite que ce concert ne sera pas pour moi tout à fait aussi énorme que les précédents. La voix de Jim est en retrait, problème de son qui s’améliorera un peu par la suite mais aussi, me semble-t-il, fatigue. Bon ce n’est pas si grave, le reste du groupe compense, et puis tout est relatif, étant donnée l’hyperactivité du monsieur. Fatigue ou pas, les singles s’enchaînent, le public se déchaîne, les slams sont nombreux. Je suis fatiguée moi aussi, rentrant tout juste de ma Normandie natale pour ce concert, mais JJR, c’est plus efficace qu’une cure de vitamines : mon cou n’appréciera peut-être pas trop ça demain, mais pour l’instant, je profite à fond. La moyenne d’âge assez élevée aux concerts du quintette m’étonne toujours un peu, car si on ne peut nier leurs influences 50’s et 60’s, les Londoniens sont un des groupes les plus violents qu’il m’ait été donné de voir, et l’un des meilleurs groupes live que je connaisse. Le seul bémol que j’aurais eu à faire les concernant aurait été la redondance des compositions, mais avec le dernier album The Savage Heart, ce problème est définitivement réglé. Et une fois encore j’attends avec impatience le nouveau single 7 Times Around The Sun et ses chœurs a capella, et surtout, surtout, l’ouverture du premier rappel par In And Out Of Harm’s Way (même si je la trouve un poil plus puissante en version studio).
Malgré un égocentrisme assumé de la part de Jim Jones (nom du groupe, textes comme It’s Gotta Be About Me…), chaque membre de JJR est une part importante du groupe et a le droit à son petit moment de gloire lors de la prestation. Mais c’est bien Jim que les fans aventureux viennent enlacer lorsqu’ils arrivent à atteindre la scène. Ce soir, il aura même le droit à la toute fin à un baiser sur la bouche par une demoiselle, ce qui n’a pas eu l’air de lui déplaire… Pas de danger que je tente la même chose, déjà parce que je ne suis pas célibataire (et d’ailleurs lui non plus :D), mais surtout parce que j’ai déjà du mal à articuler trois mots en sa présence (et pourtant j’ai pu constater que sous ses allures de gros dur, il ne mord pas… enfin, pas trop ^^). 
Le concert est un peu court mais comme d’habitude, vue l’énergie qu’ils y mettent, je ne leur en tiens pas rigueur. J’ai en tête les notes de piano de l’extraordinaire Henri Herbert, et si j’avais un doute ce soir en partant de la maison (sixième fois en moins de deux ans, et alors que leurs setlists varient peu, n’allais-je pas m’ennuyer un peu ?), j’en suis maintenant certaine, je continuerai d’aller les voir aussi souvent que possible. Et comme ils sont à Reading, je peux vous dire que j’en veux au Rock en Seine de ne pas les avoir programmés. »




The Jim Jones Revue est un groupe londonien aux tendances rock 'n' roll et garage formé en 2007. Leurs inspirations viennent tout droit de leurs idoles : Little Richard, MC5, Chuck Berry, The Sonics, Jerry Lee Lewis... C'est de la France que le buzz a démarré.


Albums Studio
The Jim Jones Revue (Punk Rock Blues Records) (2008)
Burning Your House Down (Punk Rock Blues Records / PIAS Recordings) (2010)
The Savage Heart (2012)

Compilations


Here To Save Your Soul (Punk Rock Blues Records) (2009)




THE JIM JONES REVUE

Jim Jones : Vocal & Guitar
Rupert Orton : Guitar
Henri Herbert : Keyboards
Gavin Jay : Bass
Nick Jones : Drums



 La Setlist du Concert
THE JIM JONES REVUE

Where Da Money Go ? (The Savage Heart - 2012)
Never Let You Go (The Savage Heart - 2012)
Shoot First (Burning Your House Down - 2010)
Burning Your House Down (Burning Your House Down - 2010)
It’s Gotta Be About Me (The Savage Heart – 2012)
Killin’ Spree (Burning Your House Down - 2010)
Chain Gang (The Savage Heart - 2012)
Righteous Wrong (Burning Your House Down - 2010)
7 Times Around The Sun (The Savage Heart - 2012)
Cement Mixer (The Jim Jones Revue - 2008)
Eagle Eye Ball (The Savage Heart - 2012)
Rock’n’Roll Psychosis (The Jim Jones Revue - 2008)

Encore 1


In And Out Of Harm’s Way (The Savage Heart - 2012)
Dishonest John (Burning Your House Down - 2010)
Elemental (Burning Your House Down - 2010)

Encore 2

 

High Horse (Burning Your House Down - 2010)
Princess & The Frog (The Jim Jones Revue - 2008)

 

La durée du concert : 1h25

mercredi 28 novembre 2012

THE JIM JONES REVUE ~ La Maroquinerie. Paris.










THE SAVAGE HEART TOUR 2012/13
Support Act : JOE GIDEON & THE SHARKS
 

Ce qu’en a pensé Émilie :


« Au cas où deux Maroquinerie en deux jours ne contenteraient pas mes envies de Jim Jones Revue, le groupe assure en ce mercredi une séance de dédicaces chez Gilbert Joseph (merci aux organisateurs de cet événement). L’horaire est un peu mal choisi (18h30 alors que les portes de la Maro ouvrent à 19h30) mais je ne veux rater ça sous aucun prétexte : vue mon extrême timidité, c’est le genre d’événement qui devrait faciliter le contact. Je dis « devrait » car je n’ai encore jamais eu l’occasion d’assister à ce genre de séance en bonne et due forme. La soirée commence assez mal, puisque je trouve le moyen de suivre dans le mauvais sens, d’abord le boulevard Saint-Germain, puis le boulevard Saint-Michel, et pour couronner le tout, j’entre dans le mauvais Gilbert Joseph (la librairie), faisant parfaitement honneur à la réputation du sexe féminin en matière d’orientation. Je dois pourtant avoir un ange gardien, car malgré tous ces aléas, je parviens enfin au bon endroit alors que Jim et Rupert s’installent tout juste derrière une table, on ne leur a même pas encore apporté les stylos ! Il y a peu de monde, une dizaine de personnes devant moi à tout casser. Le fait que le groupe ne soit pas là en entier est plutôt un soulagement, moins de phrases à sortir, mais mon seul autographe « inédit » ce soir sera donc celui de Rupert, puisque j’ai vu Jim après leur performance au festival Chorus en mars dernier. The Savage Heart, le dernier opus, passe en fond. C’est mon tour, je présente à Jim (qui porte une veste en cuir à l’impressionnante collection de badges), puis à Rupert ma place de la veille et la pochette du dernier CD, je leur dis que ce sera mon cinquième concert d’eux ce soir, ils remarquent mon tee-shirt, je bafouille un « yeah », et je sors. C’est toujours très expéditif avec moi, mais bon, je leur ai serré la main ! J’ai du mal à réaliser, mais il me faut vite redescendre sur Terre : j’ai un gros bout de métro et de marche à pied à faire pour rejoindre la Maro.

Décidément, j’ai beaucoup de chance aujourd’hui car lorsque j’arrive, les portes viennent à peine d’ouvrir et je peux reprendre ma place de la veille, ce qui avec les pérégrinations dans le 6ème juste avant et le fait que c’est complet n’était pas chose gagnée d’avance. Je pensais avoir de nouveau Parlor Snakes en première partie, mais c’est un duo anglais, Joe Gideon & The Shark, qui a le privilège ce soir d’ouvrir pour JJR. Un gars à la guitare, une fille à la batterie (ainsi qu’aux claviers), ça pourrait rappeler quelque chose, mais il n’en sera rien : le gars débite ses textes à la manière d’un Eddie Argos, en moins drôle. Ce n’est pas mauvais, c’est même plus original que Parlor Snakes, mais je suis trop crevée pour prêter attention aux paroles qui doivent être le cœur du truc, et l’ambiance dans la salle ne m’aide pas à rentrer dedans : les gens se lassent très vite, réclament du rock’n’roll, deviennent parfois insultants, ce genre de comportement est franchement inacceptable. Il y a des tas de moyens d’utiliser son temps en cas de première partie décevante, le bar par exemple. Comme ça les gens qui ont un minimum envie de rentrer dans le truc (dont je fais partie) auront peut-être une chance de pouvoir le faire. « One more song and we’ll be out of your asses », nous lancera le chanteur, qui n’est pas dupe de ce qui se passe dans la salle, même si la batteuse, elle, gardera le sourire. C’est dommage pour eux, pour moi, pour tous les gens de la salle qui ont un minimum de respect, pour JJR aussi qui vont avoir une bien basse opinion de ce public… Certes, le choix musical n’était probablement pas très judicieux, mais quand même…

Enfin, oublions tout cela, on est là pour passer un bon moment de rock’n’roll, et malgré une setlist identique à la veille me semble-t-il, à une différence près (et quelle différence ! Elementaaaaaaallllll) et un voisin qui prend ses aises et grignote sur mon espace vital, je m’amuse, je saute, je savoure cette voix rocailleuse, ces notes de claviers idéalement parsemées sur les morceaux… mais je crains, vue la mentalité du public, l’arrivée des titres plus calmes. Mais en dehors de quelques récalcitrants qui continuent de gueuler « Rock’n’roll ! » au moindre moment de répit (on a que ça depuis le début du set, du rock’n’roll, mais bon…) le concert sera, Dieu merci, bien accueilli. Quelqu’un du premier rang s’étant emparé du micro avant le rappel pour presser le groupe de revenir, Jim déclarera d’un ton autoritaire que c’est lui qui décide de la reprise des hostilités : pas de doute, ici, c’est lui le patron. Et de mimer un cavalier installé sur sa monture pendant une énormissime version de High Horse (le geste pourrait paraître déplacé hors contexte, mais Jim n’a que faire de la morale, il crache, il jure, il blasphème…). Je ne m’ennuie pas un seul instant malgré un set sans surprise par rapport à la veille : là où mes précédentes expériences de « doublé » n’étaient pas entièrement convaincantes (Pixies, The Offspring…), ce soir je ne saurais choisir en toute honnêteté l’un ou l’autre de ces deux concerts comme étant mon préféré. Aucun regret donc concernant ma surdose de JJR en ce mois de novembre (et sur l’année 2012 toute entière d’ailleurs) : la preuve, en mai prochain, je serai à la Cigale. Parce que le groupe adore la France, qui le leur rend bien. »





The Jim Jones Revue est un groupe londonien aux tendances rock 'n' roll et garage formé en 2007. Leurs inspirations viennent tout droit de leurs idoles : Little Richard, MC5, Chuck Berry, The Sonics, Jerry Lee Lewis... C'est de la France que le buzz a démarré.


Albums Studio
The Jim Jones Revue (Punk Rock Blues Records) (2008)
Burning Your House Down (Punk Rock Blues Records / PIAS Recordings) (2010)
The Savage Heart (2012)

Compilations


Here To Save Your Soul (Punk Rock Blues Records) (2009)




THE JIM JONES REVUE

Jim Jones : Vocal & Guitar
Rupert Orton : Guitar
Henri Herbert : Keyboards
Gavin Jay : Bass
Nick Jones : Drums



 La Setlist du Concert
THE JIM JONES REVUE

Where Da Money Go ? (The Savage Heart - 2012)
Never Let You Go (The Savage Heart - 2012)
Shoot First (Burning Your House Down - 2010)
Burning Your House Down (Burning Your House Down - 2010)
It’s Gotta Be About Me (The Savage Heart – 2012)
Catastrophe (The Savage Heart - 2012)
Killin’ Spree (Burning Your House Down - 2010)
Chain Gang (The Savage Heart - 2012)
Righteous Wrong (Burning Your House Down - 2010)
7 Times Around The Sun (The Savage Heart - 2012)


Cement Mixer (The Jim Jones Revue - 2008)
Eagle Eye Ball (The Savage Heart - 2012)


Rock’n’Roll Psychosis (The Jim Jones Revue - 2008)



Encore 1
 

In And Out Of Harm’s Way (The Savage Heart - 2012)
Dishonest John (Burning Your House Down - 2010)


512 (The Jim Jones Revue - 2008)
Elemental (Burning Your House Down - 2010)
High Horse (Burning Your House Down - 2010)

Encore 2
Midnight Oceans & The Savage Heart (The Savage Heart - 2012)
Princess & The Frog (The Jim Jones Revue - 2008)

 

La durée du concert : 1h35